Alexine Quinn

Élévation sensorielle : un chemin de plaisir aussi jouissif qu’accessible!

Envie de vivre une intensité de plaisir décuplée, d’augmenter les sensations orgasmiques et d’accroît l’exaltation sans pour autant tout changer de ta sexualité ou déborder tes bords de lits de jouets à batterie?

Que tu explores en solo, en duo ou via l’étourdissante alchimie d’une orgie, j’ai une couple d’idées pour toi.

L’orgie est une expérience collective, sexuelle et orgasmique qui fait monter le plaisir par l’outrance sensorielle.

Si tu es comme moi, tu fantasmes du spectacle euphorique, enivré d’arômes primaires, stimulés par la richesse des mains chaudes, de corps pétillants, de queues volontaires et de corps huilés.  Miam!  Le collectif c’est un jardin luxuriant de plaisirs, un éden de possibilités et de stimuli.

Mais la réalité impose encore sa loi.  Alors :

Comment peux-tu créer ce feeling juteux, jouissif, abondant et débordant sans pour autant inviter 22 personnes dans ton salon un mercredi soir?

La jubilation se trouve dans l’union tantrique de deux merveilleux organes de plaisir qu’on possède tous.

Alors, avant de se garocher dans les kits en latex ou les pantoufles en phentex (à chacun ses kinks!), laisse-moi te parler de deux archithectes de plaisir.

Ton cerveau dirige l’extase 🧠

Aussi ironique que cela puisse sembler à celle qui œuvre avec acharnement à sortir de sa tête, c’est ton cerveau qui orchestre le plaisir.  C’est toujours lui qui active l’absolu plaisir.  Sans lui : pas d’ascension, pas de frissons qui ondulent de tes reins à ta nuque. Rien.

Méthodique et analytique, il absorbe l’arrivée de chaque stimulus et juge de la richesse des sensations. Et de là, il raconte à tout joli corps à quel point ce qu’il reçoit comme info est délicieux. Haut perché de son côté, il commande (!) à ton énergie et ton corps d’orgasmer.

Mais pour cela, il a besoin de se faire informer.

Ta peau offre un horizon de plaisir infini ✋🏻

Débordante de récepteurs sensitifs prêts à capter le moindre effleurement, griffures ou claquement, ta peau est ton plus grand organe de plaisir. Et ce n’est pas pour dire, elle possède littéralement tout l’espace. De tes orteils jusqu’à ta nuque, elle perçoit tout ce qu’elle reçoit comme texture, température, mouvement, pression et tension.

Ta peau feel et ton cerveau raconte.

Ta peau est gorgée de zones suceptibles de provoquer une excitation sexuelle : les zones érogènes.

Zones érogènes
spécifiques

C’est tout ce que tu peux t’attendre, tout ce qui est régulièrement stimulé :

  • bouche
  • lèvres
  • poitrine
  • mont de venus
  • pubis
  • vulve
  • périnée
  • anus
  • clitoris
  • vagin
  • col de l’utérus
  • zone G, A, P…

Zones érogènes
non spécifiques

C’est-à-dire tout ce que les pressés oublient d’éveiller :

  • mains
  • bras
  • aisselles
  • cou
  • visage
  • oreilles
  • pieds
  • intérieurs des cuisses
  • reins
  • clavicules
  • dos

Particulièrement où la peau est un plus mince et sensible.

À la découverte des sensations

L’idée, et revenons-y, parce que je t’ai promis une vague de jouissance, non pas un cours d’anatomie, c’est de saturer le corps en jumelant des zones érogènes spécifiques et des non-spécifiques.  En venant priver, restreindre ou exalter une zone ou une autre, on éveille les sensations et on chamboule les perceptions pour permettre un plaisir légendaire.

La privation : un jeu d’anticipation

Je te retire 100 % de tes possibilités et tu vas rager d’anticipation. La privation, c’est l’art de retirer totalement une capacité sensorielle, de te plonger dans un noir complet, de t’enfermer dans le silence, te privant ainsi de ce que tu pensais indispensable. Cette absence totale fait monter l’anticipation, chaque frôlement qui revient, chaque souffle prend une dimension nouvelle, plus intense.

La restriction : le flirt des limites

C’est le fait de réduire considérablement le mouvement ou les sens, sans pour autant les priver complètement. Je t’enlève un 80 %, je te laisse juste ce 20 % qui va te sembler pourtant enivrant. La restriction joue sur les limites de ce que tu peux sentir ou faire, frôlant l’interdit sans jamais plonger pleinement dans la privation, décuplant les sensations dans ce petit espace laissé libre.

L’exaltation : l’overdose sensorielle

C’est le fait de déborder un sens, de le gorger, le saturer, l’envahir de stimuli. Je te donne un 150 %, deal avec… L’exaltation, c’est la surabondance, le moment où un sens est tellement stimulé qu’il voudrait fendre, se diffuser en mille ressentis pour te submerger totalement de félicité comme de mouille libérée.

Ok, maintenant que tu sais, tu es prête à jouer.

Et voici quelques idées :

la vue

Privation : Jouer dans une pièce de noir absolu, l’obscurité totale pour annihiler la vue et éveiller d’autres sens en retour.

Restriction : Utiliser une manche de chandail, une taie d’oreiller, un bout de drap ou simplement une culotte portée pour masquer le regard. C’est inattendu, un peu ludique, mais cela réduit considérablement la vue tout en laissant une petite place à l’imagination.

Exaltation : Se concentrer sur une seule image, une seule possibilité, un point focal érotisant. Par exemple : tu peux regarder que ta fesse claquée rebondir dans le reflet du miroir pour intensifier ou encore tu peux regarder uniquement le mouvement de mon sein droit ou uniquement la fusion de nos deux sexes lors d’une pénétration.

l’odorat

Privation : Utiliser un masque spécifiquement conçu pour bloquer complètement l’olfaction.

Restriction : Rythmer la respiration intense par la bouche, par exemple avec le Breath of Fire ou une alternance de respiration par le nez qui limite, mais ne bloque pas entièrement l’odeur.

Exaltation : Allumer une chandelle parfumée pour inonder la pièce d’un arôme captivant. Ou, plus intimement, se laisser enivrer par le parfum naturel du corps de son partenaire, approchant des sous-vêtements ou s’asseyant sur le visage pour un accent olfactif intense.

Le goût

Privation : Créer un désir intense en interdisant le contact, en différant le plaisir avec un « tu ne peux pas, pas maintenant ». Un appel à l’anticipation.

Exaltation : Accorder un très court laps de temps pour savourer avec avidité, comme si c’était la première et la dernière fois d’une vie, transformant un acte oral, qui peut devenir routinier, en un moment de délectation.

L’ouïe

Restriction : Diminuer les alentours par des écouteurs et une musique enveloppante sans paroles, un rythme discontinu, comme une symphonie classique ou de l’électro, rendant l’expérience auditive moins prévisible.

Exaltation : Plonger dans un univers audio différent, par des textes érotiques, des audios de gémissements.

Le toucher

Privation : Interdiction totale de toucher pour augmenter l’anticipation et la rage du droit retrouvé.

Restriction : Caresser le corps en entier à l’exception des zones érogènes spécifiques, en utilisant un tissu pour créer un filtre : une sensation restreinte, incomplète, mais plus diffuse.

Exaltation : Jouer avec les zones érogènes en contrastant les textures, les températures et les tensions pour intensifier l’expérience tactile.  (brosse à cheveux, cuillère de bois, bouchon.

en résumé

Ajoute un oui, mais…

Avec tout ça, je ne voudrais surtout pas te replonger dans tes pensées alors que les corps sont allumés. Tu peux garder ça hyper simple avec l’utilisation d’un OUI, MAIS dans ta scène érotique.

Ex. : Mes seins sont baignés d’huile chaude et massés complètement, lentement et profondément. Oui, mais : l’intérieur de mes cuisses est marqué par tes ongles aiguisés, elles doivent rougir suffisamment pour que mon sexe puisse lui aussi être massé, caressé, pénétré… complètement, lentement et profondément.

En sommes, ce qui importe c’est le contraste des sensations par des textures, températures, mouvements, pressions et tensions nuancés.

Ta peau doit feeler pour que ton cerveau ait quelque chose à raconter. On veut la gorger de réceptions divergentes pour qu’elle scripte au cerveau une histoire contrastée.  Et lui, en contrepartie, il va la raconter en dirigeant en diffusant l’intensité du plaisir partout !

C’est un sujet qu’on a abordé en ondes avec la Sexploratrice et son acolyte lors d’une de mes chroniques.

Loin d’être un script rigide, l’exaltation sensorielle invite à l’improvisation, au « oui, mais », et surtout à l’écoute attentive du corps.  Elle est un appel à la danse entre le désir et le déni.

Ça n’a pas besoin d’être compliqué, ça a juste besoin d’être contrasté pour être rassasiant.

💦

Et que l’exaltation de tes sensations révèle une nouvelle dimension de plaisir.
Ainsi soit-il.

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